Histoire de Bouddha - Vat Uttungameanjaya

L’histoire du Bouddha, d’après les peintures du Vat Uttungameanjaya (Chùa Phật Lớn), Rạch Giá, province de Kiên Giang, VietnamLes images sont dans l'ordre des peintures du Vat. L'ordre peut être différent d'un Vat à l'autre, et l'histoire incomplète (c'est le cas ici). Certaines images n'ont pas été associées à du texte, n'ayant pas réussis à mettre un épisode en correspondance.

Source pour le texte :

http://www.angkor-planet.com/FR/FTPculture/buddha-khmer.html

http://www.dhammadana.org

http://www.elefantasia.org

http://www.nichiren-etudes.net/lotus/autres-sutras/majjhima-nikaya/angulimala.htm

Avant de naître pour la dernière fois, le futur Bouddha vécut dans le monde des devatas. Il demeura dans la quatrième des six sphères que compte le monde des deva (la sixième étant la plus haute, et la première la plus basse). Plus la sphère est « haute », plus le confort y est intense et plus la vie y est longue.
Pour un deva de la quatrième sphère, l'existence a une durée avoisinant quatre mille années de deva ; ce qui correspond à 576 000 000 années “ humaines ”.

Le futur Bouddha rayonnait d'une vertu si pure et faisait montre d'un comportement si noble que les autres deva comprirent sans douter qu'il était le prochain Bouddha. C'est ainsi que, mille ans avant sa dernière naissance, tous les deva de l'univers et les humains – par le biais des sages capables de communiquer avec les deva – ne furent pas sans ignorer que le prochain Bouddha allait bientôt apparaître parmi les humains.

À l'approche du moment tant attendu, les deva déclarèrent au futur Bouddha : « Le moment est venu pour vous de prendre naissance dans le monde humain. ».

 

Dans la région du majjhimadesa (au nord-est du sous-continent indien), dans le royaume de Kapilavatthu, vivait un roi nommé Sudoddhana, et son épouse Sirímahámáyá.

Ils conçurent un enfant le jeudi de la pleine lune du mois de juillet 67 de la Grande ère...

La reine Sirimahamaya fait le songe extraordinaire d'un éléphant blanc portant une fleur de lotus blanche, gravissant des collines d'or et d'argent, et s'introduisant en elle par son flanc-droit.

La reine Sirimahamaya a mis au monde le futur bouddha (Siddhartha Gautama) dans le jardin de lumbini (qui vient d'accomplir ses sept premiers pas miraculeux). La venue au monde de l'enfant coïncide avec de nombreuses manifestations de bon augure (32 manifestations miraculeuses, 7 naissances simultanées, ...)

Ayant appris la naissance de cet enfant, l'Ermite Asita conseiller et ami du roi Sudoddhana se rend au Palais pour se prosterner devant lui. L'enfant pose ses deux pieds sur la tête du vieillard qui interprète ce geste comme signe d'une future condition de Bouddha.

Cinq jours après la naissance de son fils, le roi fit appel à huit brahmanes astrologues très réputés pour lire les signes de la main du futur Bouddha. Après un soigneux examen des jeunes mains du bébé, les sept plus anciens astrologues s'accordèrent à affirmer :

« De deux choses l'une : si cet enfant continue de mener une existence mondaine, il sera un roi très puissant, dominant l'humanité entière ; si cet enfant mène la vie de renonçant, il deviendra un bouddha pleinement éveillé. »

Le plus jeune des astrologues, quant à lui, ne voit qu'une seule possibilité : « Cet enfant est le futur Bouddha ».

Le roi fut consterné par ces prédictions. Il n'appréciait pas du tout l'idée que son fils pourrait mener une vie de renonçant. Seule la perspective de le voir incarner le plus puissant des rois pouvait le satisfaire.

Après mûres réflexions, il décida de confiner son fils au sein du palais, veillant à ce qu'il demeure préservé du moindre contact extérieur, l'empêchant ainsi de rencontrer les circonstances provoquant son renoncement à l'état de souverain puissant.

Le roi Sudoddhana effectue la cérémonie marquant le début des labours (connue au Cambodge sous le nom de "chrât preah nomgkâl" ou fête des (trois) sillons sacrés).

L'enfant repose / médite sous un arbre dont l'ombre demeure fixe protégeant constamment le berceau du soleil qui cependant poursuit normalement sa course.

Siddhartha Gautama devenu jeune prince effectue une démonstration miraculeuse d'habilité au maniement de divers instruments, dont l'arc.

Le roi Sudoddhana préside la cérémonie d'union sacrée de son fils Siddhartha avec la princesse Yasodhara Pempea.

le prince Siddhartha effectue les quatre rencontres (vieillard, malade, mort, moine), première étape de son éveil.

Le prince Siddhartha renonçant à son existence de plaisir de richesse et de pouvoir quitte son épouse, ses concubines, et son fils Rahula.

Le prince Siddhartha venant de quitter son palais en compagnie de chana (son fidèle valet) de kataoka (son cheval ange gardien) et des dévatas qui protègent sa fuite rencontre mara (son ennemi juré) qui tente (en vain) de le convaincre de renoncer au renoncement et de reprendre son existence de roi qui lui donnera pouvoir sur le monde.

Le prince Siddhartha (agé alors de 29 ans) arrivant sur les bords de la rivière Anoma abandonne la totalité de ses biens à Chana et se coupe les cheveux devenant le moine Gautama. Abandonné par son maître, le cheval Kataoka meurt de chagrin.

Gautama mène pendant six ans, afin de parvenir à l'éveil sur les conseils des cinq ascètes et malgré les protestations des hommes et des dévatas - une existence d'ascète qui le conduit dans un état de décrépitude et d'impotence.

Gautama, ayant renoncé à l'état d'ascète et quitté le groupe des cinq a retrouvé beauté et santé.

Il est agé de 35 ans

Au lendemain de la nuit des cinq rêves, il accepte les offrandes délicieuses envoyées par la riche et belle Sujata (dernier repas avant l'Eveil).

Gautama, reçoit de Sotthiya l'offrande des huit gerbes de foins.

Mara, l'ennemi traditionnel tente de perturber la méditation de Gautama pour l'empêcher de devenir bouddha et d'imposer la bonne doctrine sur les créatures de ce monde.

Gautama reste imperturbable et d'un geste léger de la main droite provoque un tremblement de terre qui disperse les facheux (Bhumi Sparsi, prise de la terre comme témoin).

 

Les trois filles de Mara (Tahṇā, Arati et Ragā) prirent l'apparence de très jeunes femmes, au physique d'une beauté extraordinairement parfaite. Alors que les trois devī d'apparence humaine étalaient leur séduction d'une manière soigneusement raffinée, en dansant et en se trémoussant devant Bouddha.

Impressionnées par l'intensité de la pureté dont rayonnait Bouddha, et par sa totale indifférence face à leurs charmes propres à séduire n'importe quel homme, les trois filles de Māra reconnurent :

« Vous êtes digne de recevoir de nobles offrandes, ainsi que d'être le maître des hommes, des deva et des brahmā. ».

Le brahma sahampati prie (à trois reprises) le bouddha de prodiguer son enseignement auprès des créatures de ce monde. Acceptant d'enseigner le dharma (la loi), le bouddha quitte la forêt d'Uruvela pour gagner le royaume de Aaranasi où se trouvent ses cinq anciens compagnons ascètes.

Le Bouddha enseigne le dharma à Yassa, qui comme lui à renoncé par une prise de conscience individuelle à une existence de pouvoir de richesse et de plaisir.

 

La reine Mahapajapati, mère nourricière du bouddha  vient en compagnie de sa suite  exprimer sa volonté de devenir bonzesse, (acte fondateur du sangkha (clergé) féminin).

 

 

Le bouddha recevant sous l'arbre rajayatana l'offrande en nourriture des deux voyageurs commerçants, et leur accordant en retour l'aumône de huit de ses cheveux (dernière semaine et premier repas des 49 jours après l'éveil).

Le bouddha a retrouvé le groupe des cinq  et les a convaincu d'entendre le dharma.  Scène du premier sermon survenue durant la pleine lune de juillet 103 de la Grande ère, dans la forêt d'isipatana (« le bois des ermites »), connu aussi sous le nom de migavana (« parc des gazelles »)

 

Le Bouddha avait un cousin nommé Devadatta. Jaloux, il avait juré sa perte. Un jour, Devadatta convainc le roi du Magadha de lâcher dans les rues de la capitale son plus terrible éléphant, nommé Nalagiri, à l’heure où le Bouddha parcourait habituellement les rues pour recueillir ses aumônes. La légende rapporte que le Bouddha, à l’étonnement de tous, dompta la bête et l’obligea à s’agenouiller en tremblant devant lui, parce qu’il avait envoyé vers elle les forces d’amour qu’il portait en lui...

Dans le royaume du a Pasenadi il y avait un bandit du nom d'Angulimala : brutal, aux mains couvertes de sang, adonné à l'assassinat, incapable de pitié envers les êtres vivants. Il transformait les villages en non-villages, les villes en non-villes, vidait les campagnes de leurs habitants. A la suite de ses meurtres répétés, il portait une guirlande de doigts.

Angulimala vit alors venir le Bouddha, et voulu l'attaquer. Le Bouddha accomplit alors une telle prouesse psychique qu'Angulimala, quoiqu'il courrut de toutes ses forces, n'arrivait pas à le rejoindre, alors qu'il ne marchait pourtant qu'à pas normal.

Ayant parlé au Bouddha, Angulimala jeta ses armes et entra dans le Sangha.

Le bouddha enseigne la loi au roi bimbisara, et reçoit de sa part l'offrande du palais de rajagaha qui deviendra le premier monastère bouddhique

 

Le bouddha enseigne les sept parties de l'abhi dharma dans le monde des dévatas (trèy troengsa, deuxième niveau du paradis ou vit Indra et les 33 dévatas) où il retrouve sa mère réincarnée sous le nom de santusita

Le bouddha après trois mois passés à prêcher dans le monde des dévatas redescend sur terre (ville de sangkassa) par le triple escalier d'or, d'argent et de diamant

 

La princesse Yasodhara Pempea, retrouve son mari devenu Bouddha et essuie de ses cheveux les larmes qu'elle a déversé en se prosternant à ses pieds

Au septième jour de la visite du Bouddha dans sa ville natale la princesse Yasodhara incite Rahula, son fils né du Bouddha à réclamer l'héritage de l'ex-prince Siddhartha le bouddha accordera à son fils le plus bel héritage qui soit : intégrer la Sangkha en tant que bonzillon (novice).

 

 

Le moine Devadatta, souhaitant prendre la place du Bouddha à la tête de la sangkha, tente de l'assassiner en précipitant un énorme rocher sur son passage.

Le bouddha accomplit un nouveau miracle en pulvérisant le rocher dont un éclat le blesse toutefois au pied.

 

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