Revendications cambodgiennes sur la cochinchine - 1949

En 1949, lors des négociations d'indépendance au sein de l'union française entre le Cambodge et la france, des revendications territoriales sont émises par les représentants du roi Norodom Sihanouk.

 
"Le 8 avril [1949], Yem Sambaur, président du conseil, remet une note pour la délégation française; il demande que la frontière soir ramenée du sud de Rạch Giá  et Long Xuyên, soit 11 000 km2 ou 17% de la Cochinchine, comprenant Hà Tiên  et Châu Đốc. Davée juge prudent de ne pas publier ces revendications dans l'intérêt du Cambodge. Dans une note du 13 mai [1949] pour le conseiller politique, il rappelle la chronologie de l'avance vietnamienne en Cochinchine.

 

Déjà, dans sa séance du 2 mai 1949, l'Assemblée Nationale du Cambodge a voté une motion où, prétendant qu'il n'y a jamais eu de délimitation entre l'Annam et le Cambodge et que le tracé entre la Cochinchine et le royaume était fixée arbitrairement, elle demande à la france de garantir l'acces du pay à la mer, un status spécial pour les khmers de Cochinchine, et une nouvelle délimitation de frontière.

 
1e 16 mai, Pierre Gorce, membre du cabinet du haut-Commissaire de France, indique dans un document "très secret" ce que pourrait être les modifications territoriales en faveur du Cambdoge, lui apportant Phú Quốc; mais lui retirant une partie de la province de Svay Rieng, et aussi le status de la minorité khmère de Cochinchine. Mais dans un télégramme du 3 juin, destiné à Gorce, le Haut-Commissariat rejette l'argumentation Cambodgienne."
 
"Les frontières du Viêtnam: histoire des frontières de la péninsule Indochinoise", publié par Pierre Bernard Lafont, 1989, l'Haramattan, p. 176-177.
 
Extrait du document HCI CONSPOL 285 (Centre des Archives d'Outre Mer, Aix en Provence):
 
"Aperçu sur les demandes Cambodgiennes au sujet de la Cochinchine
Mémorandum Cambodgien remis au chef de la délégation française le 8/4
 
Modifications territoriales en faveur du Cambodge
 
(...)
Les frontières méridionales du Royaume devraient donc être modifiées selon le tracé suivant en partant de l'Ouest à l'Est :
 
"Canal de Song-Cai-Bé à Long-xuyen - Rive droite du Bassac - Vamnao (les îles en face du Vam-Nao, savoir ; Cu-Lao, Cai-Vung et Cu-Lao Tay sur le Mékong seront cambodgiennes). Ligne conventionelle partant du point le plus septentrional de cette dernière île pour aboutir en droite ligne au point où le Vaïco oriental forme un confluent avec une rivière passant par Trang-Bang. A partir de ce point, le Vaïco oriental formera frontière naturelle vers le Nord jusqu'à la frontière actuelle Cochinchine-Cambodge - Frontière conventionnelle partant de ce dernier point (sur la rive gauche du Vaïco oriental, plus exactement du confluent du Prêk Nga-Bac et dudit Vaïco) pour aboutir en droite ligne à la frontière cochinchine-Cambodge à l'endroit où passe le Tonlé-Cham (un bras ou plus exactement le prolongement de la rivière de Saïgon). A partir de là, la frontière actuelle sera maintenue.
 
Cette nouvelle délimitation doit englober, au profit du royaume, également les îles se trouvant dans le Golfe de Siam, notamment : Hontre, Hon-Minh-Hoa, les archipels de Binh-Tri, les archipels des pirates, l'île Phu-quoc, l'île à l'Eau et l'île du Milieu.
 
En revanche, le Cambodge abandonne au profit de la Cochinchine une partie de son territoire se trouvant dans la province de Svay-Rieng et en deca de la nouvelle frontiere ansi délimitée."
 
Carte des revendications khmeres lors des négotiations de 1949:
 
 
Hachuré vert -> annexions au Cambodge
Hachuré rose -> annexions à la Cochinchine
 
(Il est entendu que cette carte n'engage que moi et n'est pas rigoureuse)

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